Le ravalement de façade, ville par ville
Chaque ville a son bâti, ses règles d’urbanisme, son climat — et donc son ravalement. Ces pages détaillent, commune par commune, ce que nous y voyons le plus souvent et comment nous le traitons.
Cœur de l’Eure
Évreux (27000) Détruite en grande partie en juin 1940 puis reconstruite dans les années 1950, Évreux superpose deux parcs que tout oppose : le bâti de la Reconstruction (brique, béton, gabarits normés) et le bâti ancien résiduel autour de la cathédrale — deux façades, deux métiers. Pacy-sur-Eure (27120) Vallée de l’Eure, accès direct à l’A13, population de navetteurs travaillant en Île-de-France : le parc pavillonnaire de Pacy, construit des années 1970 aux années 1990, arrive tout entier à l’âge du ravalement — avec des propriétaires occupants qui ont les moyens de le faire bien. Vernon (27200) Une ville, deux rives, deux bâtis : le centre ancien de la rive gauche — pans de bois, brique, collégiale — vit avec l’humidité plate de la Seine, quand Vernonnet, adossé à son coteau crayeux rive droite, encaisse les eaux de ruissellement. Louviers (27400) Ancienne capitale drapière traversée par plusieurs bras de l’Eure, Louviers vit avec une hygrométrie que ne connaît aucune autre ville du département : ici, le premier geste du façadier n’est pas d’embellir, mais de laisser le mur respirer. Val-de-Reuil (27100) Née ville nouvelle dans les années 1970 et baptisée Val-de-Reuil en 1985, la commune possède un parc bâti unique dans l’Eure : 62,5 % des résidences principales datent de 1971-1990. Verneuil-sur-Avre (27130) Le grison, pierre ferrugineuse couleur rouille du sud de l’Eure, signe les murs anciens de Verneuil — tour de la Madeleine en tête. Gaillon (27600) Adossée au coteau de craie de la boucle de Seine et dominée par le premier château Renaissance de France, Gaillon vit avec l’eau qui descend : ruissellement du coteau, soubassements chargés de salpêtre, caves creusées dans la craie — le pied de mur y est le vrai sujet du façadier. Damville (27240) Damville est le chef-lieu de Mesnils-sur-Iton, commune nouvelle qui fédère neuf bourgs et leurs hameaux le long de la vallée de l’Iton : ici on ne ravale pas une ville, on entretient un archipel de longères, de corps de ferme et de maisons de bourg — chacun avec son mur et sa règle. Conches-en-Ouche (27190) Bourg perché sur un éperon dans une boucle du Rouloir, Conches expose ses façades sur toutes leurs faces — une situation rare qui use les murs de grison, de brique et de pans de bois à un rythme différent selon la rue où l’on se tient. Le Neubourg (27110) Posé au milieu d’une plaine céréalière sans relief ni écran végétal, Le Neubourg expose ses façades ouest et sud-ouest à des pluies battantes sans équivalent dans le département : ici, c’est le vent qui écrit le calendrier des ravalements.
Eure élargie
Gisors (27140) Capitale du Vexin normand, Gisors vit à l’ombre de sa forteresse : un centre ancien presque entièrement placé sous le regard des Bâtiments de France, et des murs au triple appareillage — calcaire, silex, brique — qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans notre zone. Bernay (27300) Bernay conserve l’un des centres à pans de bois les plus denses de l’Eure, posé au fond de la vallée de la Charentonne : un patrimoine fragile installé précisément là où l’air sèche le plus lentement — tout le métier consiste à faire vivre les deux. Pont-Audemer (27500) Des maisons à pans de bois bâties directement sur les bras de la Risle : à Pont-Audemer, l’eau ne menace pas le bâti, elle le touche. Les Andelys (27700) Les Andelys sont deux villes cousues en une : le Petit-Andely, né au pied de Château-Gaillard sur la berge de la Seine, et le Grand-Andely, retiré dans le vallon du Gambon.
Vallée de Seine
Bonnières-sur-Seine (78270) Première commune des Yvelines en remontant la Seine depuis Vernon, Bonnières est la charnière de notre zone : un parc de maisons ouvrières des années 1950-1970 remarquablement homogène, né des usines de bord de Seine, qui arrive aujourd’hui en fin de cycle d’enduits — rue après rue, presque à la même heure. Rosny-sur-Seine (78710) Le château de Sully et son parc tiennent un bout du bourg, deux générations de pavillons tiennent le reste : à Rosny-sur-Seine, on ravale des enduits des années 1980 à trois rues d’un monument classé — et la commune est sur notre route de la vallée de Seine, pas au-delà. Magnanville (78200) Magnanville est la ville d’une seule génération : près de sept résidences principales sur dix y ont été construites entre 1971 et 1990. Mantes-la-Ville (78711) La Vaucouleurs a dessiné la commune : fonds humides et anciens moulins dans la vallée, pavillons des années 1970-1990 sur les coteaux, petits collectifs vers Mantes — trois régimes de façade dans une seule ville, que le diagnostic doit démêler rue par rue. Mantes-la-Jolie (78200) Mantes-la-Jolie superpose trois villes qui ne se ravalent pas pareil : le centre ancien serré autour de la collégiale, les grands ensembles de béton des années 1960-1970 — Le Val Fourré en tête — et, entre les deux, les pavillons de meulière de Gassicourt et des Martraits.